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Rendements en hausse, semaine des résultats et quatre actions avec du potentiel : le briefing Morningstar du 28 septembre

L'épisode Morning Filter de Morningstar du 28 septembre passe en revue les résultats de Micron, Nike et McCormick, les leçons de Costco et Darden, un comparatif Lennar contre Berkshire et quatre actions encore décotées malgré de fortes hausses, dans une semaine de rendements tendus et de données clés.

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À l'entrée de la dernière semaine de septembre, la question des marchés est nette : quelles actions restent achetables pendant que les rendements obligataires continuent de grimper ? Dans l'épisode Morning Filter de Morningstar du 28 septembre, Dave Sekera et Susan Dziubinski tournent autour de cette question ; selon le résumé publié sur thefinancial.news, le programme couvre les mouvements des taux et du pétrole de la semaine passée, les données d'inflation et d'emploi de cette semaine, les résultats de Micron, Nike et McCormick, les résultats de Costco et Darden, un comparatif Lennar et Berkshire Hathaway, un regard sur l'industrie du divertissement et quatre actions ayant fortement progressé mais créditées d'un potentiel restant.

Contexte macro : les taux montent, le calendrier se remplit

Deux vents contraires ont marqué les actions la semaine dernière : les rendements longs ont progressé en Amérique et dans le monde, tandis que les prix du pétrole reculaient sur la semaine. Selon les perspectives de septembre de Morningstar, le marché américain se traitait fin août environ 9 pour cent sous son composite de juste valeur ; pourtant la décote se concentre presque entièrement sur sept méga-capitalisations : Nvidia, Alphabet, Broadcom, Microsoft, Meta, Amazon et Tesla. Hors ces sept noms, le reste de l'indice se traite à sa juste valeur.

Le calendrier de cette semaine est dense : l'inflation PCE de base arrive mercredi et le rapport sur l'emploi de septembre vendredi. Les économistes attendent 100 000 créations d'emplois non agricoles, 4,1 pour cent de chômage et 3,4 pour cent d'inflation de base, selon l'aperçu publié sur Investing.com. Les contrats à terme américains perdaient 0,2 pour cent dimanche soir tandis que le pétrole repassait au-dessus de 93 dollars après le rejet de la proposition de paix iranienne et la prolongation de la fermeture d'Ormuz. Les rendements japonais au plus haut depuis des décennies et l'indice dollar proche d'un sommet de deux mois à 101,15 montrent que l'Amérique n'est pas le seul marché à entamer la semaine avec nervosité.

Semaine des résultats : Micron, Nike, McCormick

Le résultat le plus commenté de la semaine appartient à Micron, membre de ce que les animateurs appellent le club des trois chiffres ; la société publie ses résultats du quatrième trimestre mercredi. Les fondamentaux de court terme sont exceptionnellement solides mais le débat a glissé de la croissance vers la durabilité des bénéfices, selon l'analyse Saxo publiée via FXStreet : des revenus et des marges records ne se prolongeront en 2027 que si l'offre resserrée, des prix fermes et la demande d'intelligence artificielle persistent. La mémoire à large bande passante est au centre de la thèse d'un cycle plus long, chaque génération d'accélérateurs exigeant davantage de bande passante et absorbant une part notable des capacités. Les ajouts de capacités des rivaux et les progrès des producteurs chinois obligent toutefois à surveiller l'offre ; au consensus, l'action se traite environ 14,7 fois les bénéfices 2026 et 7 fois ceux de 2027, même si les cycliques paraissent souvent les moins chères au sommet des profits.

Nike publie ses résultats du premier trimestre fiscal 2027 jeudi après la clôture avec une barre déjà abaissée par la direction elle-même : chiffre d'affaires en baisse de quelques points, marge brute en légère amélioration. Le consensus vise environ 11,35 milliards de dollars de revenus et 44 cents par action, selon l'aperçu publié sur baptistaresearch.com, tandis que la course à pied aligne cinq trimestres de croissance à deux chiffres avec environ 1 milliard de dollars de revenus ajoutés et que l'habillement sportif continue de chuter. Le départ de Kylian Mbappe de Nike vers On rappelle visiblement que la société reconstruit son attractivité auprès des athlètes et de la culture, pas seulement son chiffre d'affaires. Avec le premier cycle produit Sport Offense complet signalé pour le printemps 2027, cette publication ressemble davantage à un test de crédibilité qu'à un verdict.

La configuration paraît plus prudente chez McCormick : l'aperçu Zacks publié sur Yahoo Finance attend au troisième trimestre, prévu le 1er octobre, un bénéfice de 75 cents par action en baisse de 11,8 pour cent sur un an et un chiffre d'affaires de 1,98 milliard de dollars en hausse de 14,7 pour cent. L'estimation la plus précise se situant sous le consensus, l'indicateur de surprise ressort à moins 1,97 pour cent, ce qui combiné au rang numéro 4 de Zacks rend un dépassement difficile à anticiper. La question centrale de la conférence portera sur la capacité de la dynamique des solutions aromatiques à compenser la faiblesse de l'activité grand public américaine.

Restes de la semaine et le pari immobilier

Deux résultats de la semaine passée racontent un consommateur divisé. Les résultats officiels publiés via GlobeNewswire montrent des ventes nettes de Costco au quatrième trimestre en hausse de 11,2 pour cent à 93,9 milliards de dollars et des ventes annuelles à 297,2 milliards ; le bénéfice par action de 6,75 dollars inclut une contribution exceptionnelle de 15 cents liée aux remboursements de droits de douane. La société exploite 939 entrepôts et les ventes numériques ont progressé de 19,5 pour cent. Le communiqué officiel publié sur PRNewswire affiche des ventes de Darden au premier trimestre en hausse de 5,1 pour cent à 3,2 milliards de dollars avec des ventes comparables à 3,1 pour cent ; LongHorn a mené à 6,2 pour cent tandis qu'Olive Garden restait à 1,1 pour cent. La société a racheté 222,3 millions de dollars d'actions, déclaré un dividende de 1,62 dollar et confirmé ses perspectives annuelles.

Le comparatif le plus animé de l'épisode se joue dans l'immobilier : Berkshire Hathaway a presque doublé sa participation dans Lennar depuis juillet. La société détient désormais environ 25,4 millions d'actions de classe A plus 549 000 actions de classe B, soit 25,9 millions d'actions au total, une part d'environ 10,9 pour cent valorisée 2,1 milliards de dollars, selon l'article du 26 septembre publié sur CNBC ; c'est 93 pour cent de plus que les 13,4 millions d'actions de fin juin. Le franchissement du seuil de 10 pour cent a fait de Berkshire un initié soumis à déclaration sous deux jours ouvrés : 212,4 millions de dollars d'achats entre le 17 et le 21 septembre puis 136,4 millions de mercredi à vendredi ont été déclarés. L'action reste pourtant en baisse de 20,1 pour cent depuis janvier ; le chiffre trimestriel a reculé de 8 pour cent et manqué les attentes tandis que le crédit à 30 ans proche de 7 pour cent rétrécit le vivier d'acheteurs. L'étiquette de pari valeur classique de l'analyste Cathy Seifert de CFRA et l'opération Taylor Morrison de 6,8 milliards de dollars de Greg Abel en juin précisent la question : pour un capital patient misant sur un redressement immobilier, Lennar ou Berkshire elle-même constitue-t-elle le meilleur achat ?

Les animateurs présentent aussi l'industrie du divertissement comme une idée d'investissement ; le résumé de l'épisode ne cite aucune société mais le cadre est familier : la notation en étoiles de Morningstar juge le prix face aux estimations de juste valeur et aux fourchettes d'incertitude, 4 et 5 étoiles signifiant décoté et 3 étoiles justement valorisé. Les quatre actions de clôture prolongent la même logique : des noms ayant fortement progressé mais jugés capables d'aller plus loin face à leur juste valeur. Le résumé publié sur thefinancial.news ne dit pas lesquels ; la leçon pour les lecteurs tient dans la méthode plutôt que dans la liste : mesurer après chaque rallye et chaque résultat si l'écart entre prix et valeur s'est refermé.

Le tableau d'ensemble se referme sur l'avertissement des perspectives de septembre : la catégorie croissance se traite 17 pour cent sous sa juste valeur selon Morningstar, une fenêtre pour les acheteurs sélectifs ; mais le retournement du momentum, le risque d'amplification des ventes par les comptes sur marge et des banques centrales se préparant à resserrer rétrécissent cette fenêtre. Les dépenses d'investissement du boom de la construction d'intelligence artificielle soutenant la croissance se tiennent d'un côté, des rendements montants rognant les valorisations de l'autre. La leçon de portefeuille de l'épisode résume cette tension : plutôt que de se renforcer avant les données, observer où les résultats déplacent l'écart entre prix et valeur.

Visualization: nodesdaily AI

Moments clés

  1. Ouverture : la question de la semaine
  2. Taux et pétrole la semaine dernière
  3. PCE mercredi, emploi vendredi
  4. Micron et le club des trois chiffres
  5. Nike et McCormick avant résultats
  6. Leçons de Costco et Darden
  7. Lennar ou Berkshire
  8. Quatre actions avec du potentiel

Commentaire de l’IA

"La vraie valeur de l'épisode est sa méthode plutôt que sa liste : mesurer à nouveau l'écart entre prix et juste valeur après chaque résultat. Observer où cet écart évolue reste l'usage le plus sain de ce type d'émission en semaine chargée."

Évaluation de l’IA

L'objection la plus forte vise le cadre de valorisation lui-même : les notations en étoiles reposent sur des estimations de juste valeur, et ces estimations sont des hypothèses d'analystes ; une décote seule ne fait pas un catalyseur. Les achats de Berkshire rapportés via CNBC s'appuient sur des déclarations 13-F du deuxième trimestre et des déclarations obligatoires de septembre, de sorte que suivre un signal retardé peut signifier entrer trop tôt sur une action en baisse de 20 pour cent. L'optimisme sur la mémoire à large bande passante dans l'analyse Saxo publiée via FXStreet porte lui aussi une hypothèse que la réponse de l'offre éprouvera.

Les manques de l'épisode sont clairs : le résumé publié sur thefinancial.news ne nomme aucune des quatre actions de clôture, la thèse sur le divertissement ne porte aucun nom de société, et les leçons de Costco et Darden restent au niveau de la phrase unique. Louer une méthode sans nommer les quatre noms laisse un guide pratiquement incomplet. L'avertissement de septembre de Morningstar sur la concentration en sept méga-capitalisations côtoie la conclusion optimiste de l'émission, si bien que les lecteurs doivent trancher eux-mêmes leurs pondérations.

L'intérêt possible des animateurs mérite aussi une note : Dave Sekera est le stratégiste en chef de la maison et Susan Dziubinski appartient à la rédaction ; Morningstar présente en pratique son propre produit de notation. Cela n'implique aucune malhonnêteté mais un biais de sélection : les actions étoilées font la vitrine tandis que les prévisions manquées restent aux archives. L'attitude saine pour les investisseurs consiste à vérifier chaque décote proposée par une lecture indépendante du bilan et des flux de trésorerie.

Le message pratique se condense en trois points : avec le PCE de mercredi et l'emploi de vendredi, observer où les résultats déplacent l'écart plutôt que de renforcer l'exposition ; suivre la durabilité des marges chez Micron, les ventes à plein tarif chez Nike et l'équilibre des solutions aromatiques chez McCormick ; et dans l'immobilier, éviter de copier Berkshire aveuglément avant que le taux à 30 ans et les mises en chantier ne se retournent. Pour le capital patient, le meilleur achat suit souvent la donnée la plus calme, pas le titre le plus bruyant.

Sources

10 liens ; aucun autre article publié ne les cite. Stories sharing a link do not confirm each other; a source's origin is not inferred from how often it is cited.

morningstar · semaine des résultats · micron · lennar · berkshire

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