Pétrole et emploi : les deux titres de la semaine
La crise pétrolière semble toucher à sa fin, affirme l'animateur, en s'appuyant sur le trafic des pétroliers dans le détroit d'Ormuz , revenu près des niveaux d'avant-guerre. Seuls les navires iraniens restent bloqués ; les autres passent grâce à de nouvelles tactiques et dispositifs défensifs. Cette normalisation pèse sur les prix du brut, même si le goulot des raffineries n'a pas encore atteint la pompe. La reprise des flux et la baisse des prix asiatiques d'Aramco au plus bas depuis six ans sont détaillées par Thenationalnews d'après une enquête Bloomberg.
Le géant saoudien a fixé l' Arab Light de novembre pour l'Asie à 5 dollars sous la référence régionale, contre une décote de 2 dollars en octobre. Les négociants interrogés attendaient une hausse, si bien que la baisse se lit comme une offensive de Riyad pour des parts de marché. L'Europe subit une hausse de 3 dollars par baril pendant que les prix américains restent inchangés. Le pipeline Est-Ouest rouvert vers Yanbu, contournant Ormuz, renforce la main de Riyad.
L'emploi américain et l'étrange danse des taux
L'emploi non agricole n'a progressé que de 29 000 en septembre contre 84 000 attendus, avec 60 000 de révisions à la baisse sur les deux mois précédents. Le chômage est passé de 4,1 à 4,2 pour cent , tandis que l'enquête ménages affichait 406 000 emplois de plus pour 485 000 nouveaux actifs. CNBC rapporte ces chiffres du Bureau of Labor Statistics et explique pourquoi les marchés ont fêté un rapport faible.
Les mauvais chiffres ont porté les actions : le S&P 500 a gagné 0,73 pour cent, le Nasdaq 1,19 pour cent et le Dow 0,49 pour cent. Mais la même publication n'a pas fait baisser les rendements du Trésor ; le 10 ans a pris 4 points de base et le 2 ans 5. L'animateur défend depuis longtemps que le lien entre inflation et taux obligataires est rompu, accusant les ventes japonaises et la spéculation des fonds à effet de levier.
Cette contradiction a quasiment écarté une hausse des taux en octobre : les contrats à terme n'en donnent qu'environ 22 pour cent de probabilité, tandis que décembre reste en jeu. Un indice PCE d'août plus doux qu'attendu et les messages de patience des responsables de la Fed soutiennent ce prix. L'effondrement des probabilités d'octobre, de 70 à près de 20 pour cent en une semaine, est suivi pas à pas par Invezz à partir des données FedWatch.
Un consommateur vivace, un compte rendu en approche
L'indicateur PMI manufacturier est ressorti robuste, le PMI des services était attendu le jour même, et les estimations flash d'octobre s'annonçaient encore supérieures. Côté consommation, la surprise demeure : les dépenses nominales annuelles progressent de 6,1 pour cent , soit une croissance réelle même avec 3 pour cent d'inflation. Les hauts revenus et les retraités américains dépensent grâce aux richesses boursière et immobilière, tandis que les segments modestes avancent leurs achats par crainte de nouvelles hausses. Le compte rendu de la Fed de mercredi fera parler mais tranche peu, selon l'animateur, car la réunion précède la dégradation de l'emploi et le PCE doux. Le ton restrictif montrera toutefois quel soutien existait pour une hausse en octobre. Le scénario central reste que les données d'ici décembre réécrivent ce ton.
Saisonnalité d'octobre et trois scénarios électoraux
Octobre n'est historiquement pas un mauvais mois : le S&P 500 y gagne en moyenne 0,5 pour cent , souvent davantage les années d'élection. Mais la saisonnalité rate parfois ; un juillet faible a cédé la place à un août et un septembre forts. Ce qui compte davantage, c'est la sensibilité des titres en portefeuille aux taux et à la politique. Sans détente des rendements, l'animateur doute d'un rallye puissant. Trois scénarios sont esquissés : un raz-de-marée démocrate lierait les mains de Trump et se lirait neutre à positif ; un raz-de-marée républicain ferait espérer une dérégulation favorable aux valeurs technologiques et bancaires ; un gouvernement divisé reste le favori des marchés car la paralysie bloque les bêtises. Un bémol : un triomphe démocrate pourrait peser un peu sur les valeurs d'IA.
Cloches d'alarme en Europe
Le volet européen est sombre : l'euro a touché un plus bas de 17 mois pendant que la France voyait de dures manifestations lycéennes, écoles et bus brûlés, enseignants agressés. La démission du premier ministre Lecornu moins d'un jour après son gouvernement a provoqué des ventes ; le CAC 40 a perdu 2 pour cent tandis que le 10 ans français gagnait 7 points de base à 3,58 pour cent. La crise gouvernementale française et la réaction des marchés sont relayées par Euronews avec cotations intraday et fortes baisses bancaires.
Le continent suit : tensions migratoires en Grande-Bretagne, extrême droite renforcée en Allemagne, ventes au détail en repli de 0,6 pour cent en juillet et moral en berne. Quelque 160 milliards de dollars de fortunes quittent Londres, liés à la fin du régime non-dom et à une traîne successorale de 10 ans. Les Émirats arabes unis, la Suisse et Monaco sont cités comme destinations, et PitchBook détaille ce mouvement par la voix des professionnels de la finance, avec Milan et Dubaï en exemples.
Le Brésil et les IA mignonnes
Au Brésil, Flavio Bolsonaro, donné derrière dans les sondages, a devancé Lula au premier tour et aborde le second tour du 25 octobre en favori. Jugé favorable aux marchés, ce résultat a fait bondir de plus de 14 pour cent l'ETF brésilien coté à l'étranger. Le rallye attendu après le premier tour est rapporté par Reuters, qui cite des analystes et vise actions, obligations et real. Après l'Argentine, le virage à droite de la région est présenté comme l'arrière-cour américaine remise en ordre.
Côté IA, le thème est la course à la mignonnerie : l'assistant Muse de Meta reçoit la mascotte velue Jolly, et les agents d'OpenAI arborent des personnages Dots à béret et nœud papillon. Même le logo jugé froid de Claude devrait se réchauffer. Derrière les visages se joue la délégation : des agents qui achètent, paient et préparent les achats. Cette offensive des mascottes et le fond d'enquêtes prudentes sont racontés par Fortune à travers Muse et Dots, rappelant que seuls 2 pour cent des Américains paient l'IA. Les questions de la semaine empilent PMI des services, Fed, tourmente européenne, pétrole, Brésil et prochains titres d'IA.
Moments clés
- Ouverture : pétrole, taux et marchés
- Emploi à 29 000, révisions moins 60 000
- Transits d'Ormuz et baisse d'Aramco
- PMI et consommation vive
- Aperçu du compte rendu Fed
- Saisonnalité d'octobre, trois scénarios
- Crise française et pression européenne
- Fuite des fortunes de Londres
- Résultat du premier tour au Brésil
- Course mignonne de l'IA
Commentaire de l’IA
"L'animateur annonce une semaine calme en flux de données, mais chargée en interprétation des chiffres déjà publiés. Ma lecture : le soulagement pétrolier semble réel, l'emploi mou arrange les marchés d'actions, et l'Europe reste le maillon faible. Le Brésil et l'IA complètent la liste de surveillance."
Évaluation de l’IA
Le contre-argument le plus solide vient du marché obligataire : avec un emploi aussi mou, des rendements longs qui montent obstinément signalent soit une inflation tenace, soit une dynamique d'offre et de positionnement qui confisque la formation des prix. Des actions qui fêtent de mauvais chiffres pendant que les obligations boudent fragilisent le récit d'atterrissage en douceur.
Les angles morts ne manquent pas : le PMI manufacturier robuste affiché à l'écran contredit l'indice ISM en contraction, sans explication. Le goulot des raffineries explique pourquoi le brut moins cher n'atteint pas la pompe, mais on ignore qui capte la marge. Le front yéménite et les attaques près d'Ormuz rappellent que le répit pétrolier peut s'inverser sur une seule riposte.
La position de l'animateur mérite mention : il dit son portefeuille en hausse de 8 pour cent en un mois et assume son évitement des actions européennes. Cela peut colorer son verdict sévère sur l'Europe, et il rappelle lui-même que l'émission ne constitue aucun conseil d'investissement.
Le point pratique est une triple liste de suivi : le PMI des services attendu aujourd'hui et le compte rendu de la Fed mercredi cadrent la trajectoire des taux, le second tour brésilien du 25 octobre cadre l'appétit pour les émergents, et les prix officiels mensuels d'Aramco orientent le pétrole. L'écart entre obligations françaises et allemandes sert de thermomètre du risque continental.
Sources
8 liens ; 1 d’entre eux sont aussi cités par 3 autres articles. Stories sharing a link do not confirm each other; a source's origin is not inferred from how often it is cited.
- @youtube.com YouTube — Bora Özkent
- @cnbc.com CNBC September payrolls report
Également cité par : Will Gold Fall to $3,100 and Silver to $35? A Data-Driven Answer to the Crash Call · 5 Best Stocks to Buy in October: AVGO, MELI, UNH, UBER and LITE · AI money is rotating: optical networks and data-center builders take the lead
- @thenationalnews.com The National on Aramco Asia prices
- @invezz.com Invezz on Fed hike odds
- @reuters.com Reuters on Brazil first round
- @euronews.com Euronews on French bonds
- @pitchbook.com PitchBook on London wealth shift
- @fortune.com Fortune on AI mascots
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