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L'or à 3 100 et l'argent à 35 dollars ? Réponse aux scénarios de krach, données à l'appui

L'or et l'argent reculent malgré un PCE et un emploi décevants, et les objectifs de 3 100 et 35 dollars circulent ; l'histoire, les flux et les achats des banques centrales fragilisent ce scénario.

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Les valeurs refuges chutent pendant que l'appétit pour le risque bat des records : le Nasdaq culmine, Bitcoin exulte, mais l'or, l'argent et les obligations terminent la semaine en baisse. Ce décalage pose la question angoissante des auditeurs : l'or pourrait-il retomber de son sommet de 5 600 dollars de janvier vers 3 100 dollars , avec l'argent à 35 dollars ? L'animateur y répond par les données plutôt que par des prévisions, et déplace la peur ailleurs.

Les chiffres de la semaine semblaient pourtant soutenir les métaux : le PCE de base est retombé à 3 % sur un an en août contre 3,3 % attendus, les créations d'emplois de septembre n'ont atteint que 29 000 contre 84 000 prévus, et le chômage est remonté à 4,2 % . Les marchés attribuent désormais 78 % de probabilité à un statu quo de la Fed le 28 octobre. Selon l'article sur l'emploi du 2 octobre publié sur cnbc.com, les investisseurs parient sur une pause en octobre et la croissance des salaires est tombée à son rythme le plus lent depuis mai 2021.

Mais le rebond attendu n'est jamais venu : malgré une inflation douce et des emplois décevants, les métaux et les obligations ont continué de baisser pendant que le Nasdaq inscrivait des records. Comme le rapporte l'article PCE du 30 septembre sur foxbusiness.com, l'indice global a progressé de 0,3 % sur le mois et de 3,4 % sur un an, sous les attentes, sans pour autant déclencher d'achats refuge.

D'où vient l'objectif de 3 100 dollars ?

Le débat a été lancé par l'analyste Christopher Muellan, invité de plusieurs émissions, qui estime que la hausse de l'or s'essouffle et qu'un retour vers 3 100 dollars est possible. Comme l'argent amplifie les mouvements de l'or, un ratio or-argent élargi vers 90 produirait mécaniquement un argent à 35 dollars. Une chute du sommet de 5 600 dollars de janvier vers 3 100 dollars représenterait une perte d'environ 45 % .

Une telle chute a-t-elle un précédent ? Oui : l'or a perdu 71 % entre 1980 et 1999. Cet épisode reposait sur des ventes massives des banques centrales et une demande obligataire puissante, à mi-chemin seulement d'un marché haussier de 40 ans. Le tableau actuel est inversé, car les banques centrales achètent depuis 2010 au lieu de vendre. Selon les données de juin publiées sur indexbox.io, les banques centrales ont acheté 51 tonnes d'or en juin 2026, avec la Pologne en tête à 19 tonnes et la Chine à 15 tonnes pour le 20e mois consécutif.

Le plancher des 4 000 dollars

Ces achats soutiennent un plancher bien réel : quand l'or est retombé vers 4 000 dollars en juin, les banques centrales ont accéléré leurs achats, signant le mois le plus fort depuis novembre 2024. À l'époque, tous les indicateurs techniques visaient 3 500 dollars, mais le plancher a tenu. Selon l'analyse du 2 octobre sur kitco.com, l'or n'a pas conservé son rebond initial après les chiffres de l'emploi et les regards se tournent de nouveau vers 4 000 dollars comme support à surveiller.

Reste le modèle de 2011 : l'or avait cédé 46 % entre son sommet de 2011 et le creux de 2015, probablement la matrice de l'appel de Muellan. Mais à l'époque, les actions avaient déjà corrigé et touché leur fond, tandis que les obligations vivaient un marché haussier furieux ; l'or disputait les flux aux deux. Aujourd'hui, les actions culminent, les obligations s'enfoncent dans un marché baissier profond et les banques centrales remplacent les titres vendus par de l'or. La séance de vendredi le confirme : les obligations ont rebondi sur les mauvais chiffres de l'emploi avant d'être immédiatement vendues.

Le tableau technique refuse lui aussi le scénario catastrophe : sur le graphique hebdomadaire, le support rouge vers 4 100 dollars remonte au creux de mars, et une forte demande attend sous les 4 000 dollars même en cas de rupture. Selon les calculs de l'animateur, le pire cas serait un double creux autour des plus bas de juillet, avec un potentiel baissier limité et un potentiel haussier ouvert. L'ancien objectif de 3 500 dollars de Gareth Soloway forme une base solide, tandis que l'outil Warren AI place le plancher juste sous les creux d'octobre 2025, à 3 842 dollars .

Le front de l'argent

Le graphique de l'argent semble plus rude mais pointe dans le même sens : le métal vient de sortir d'une immense tasse avec anse remontant au sommet de 1980 et enchaîne une sixième année de déficit d'offre structurel . Cette semaine, le support horizontal de 61 dollars , hérité du creux de mars, a cédé, ouvrant le risque d'un glissement vers les plus bas de juillet ; pourtant la zone de cassure des 50 dollars tient bon et Warren AI esquisse un pire cas à 45,40 dollars . L'argent a fondu de moitié environ, de son record proche de 121 dollars fin janvier à 61 dollars le 1er octobre, selon le guide d'octobre sur moneymagpie.com, la chute s'accélérant à chaque seuil psychologique enfoncé.

Le marché obligataire, selon l'animateur, sonne la vraie alarme : les rendements du Trésor ont dépassé les niveaux de 2023, quand les banques commençaient à tomber, et les valeurs bancaires se retournent comme à la mi-2007. Le dollar presse la résistance des 102 tandis que les pays du G7 annonceraient 100 millions de barils de réserves de gazole face à la flambée du carburant. Le 10 ans a touché 5,23 % en séance, un plus haut pluriannuel, la même semaine où le Nasdaq battait des records, selon l'analyse du 3 octobre sur investing.com, euphorie des actions et ventes obligataires partageant le calendrier.

Ce qu'il faut vraiment craindre

La conclusion est directe : ce qu'il faut craindre n'est pas un krach des métaux mais la partie actions et obligations des portefeuilles, qui n'a pas encore corrigé, avec en toile de fond une crise de la dette présentée comme jusqu'à 36 fois celle des subprimes de 2008. D'où l'idée que 5 % de métaux ne suffisent pas et que la part devrait approcher 20 % , l'animateur expliquant parquer ses loyers dans les métaux contre l'inflation. Il conclut en annonçant que sa chaîne a été démonétisée sur une décision injuste, qu'il fera appel le 30 décembre et que les vidéos du dimanche matin continueront comme avant.

Moments clés

  1. Les taux au-dessus des niveaux de la crise bancaire de 2023
  2. PCE à 3 % et 29 000 emplois : des données faibles
  3. Question : or à 3 100, argent à 36 dollars ?
  4. L'appel de Muellan et le ratio or-argent de 90
  5. La leçon 1980-1999 : pourquoi l'or avait chuté de 71 %
  6. Les achats de juin et le plancher des 4 000 dollars
  7. Technique : support 4 100, plancher IA à 3 842
  8. Argent : 61 dollars cassé, 50 en ligne de mire
  9. Leçon de portefeuille : 20 % de métaux, pas 5 %
  10. Démonétisation et réexamen le 30 décembre

Commentaire de l’IA

"L'animateur démonte la peur par les chiffres et situe le vrai risque du côté actions et obligations. Les arguments des achats des banques centrales et du marché baissier obligataire portent, même si le sommet à 5 600 dollars et les réserves de gazole manquent de sources fermes."

Évaluation de l’IA

Vue par un chartiste, la contre-thèse ne peut être écartée : si la tendance s'est retournée et que les taux restent élevés, les métaux restent sous pression, et un ratio or-argent tendu vers 90 rend l'objectif de 35 dollars mécaniquement cohérent. Les achats des banques centrales ne porteront pas les cours éternellement ; des vagues de soutien comme les 51 tonnes de juin 2026 sont temporaires, et les planchers seront retestés dès que la demande marquera une pause.

Des points de la vidéo attendent aussi une vérification indépendante : l'annonce de 100 millions de barils de réserves de gazole par le G7 n'a pas été confirmée par des sources indépendantes, et le sommet de 5 600 dollars de janvier devrait être recoupé avec les archives publiques de prix. La méthodologie de l'outil Warren AI n'est pas transparente, et la résistance des 102 sur le dollar comme l'analogie bancaire de 2007 reposent sur des lectures plutôt que sur des seuils durs.

Le positionnement de l'animateur compte également : investisseur en métaux dont l'émission accueille un sponsor négociant en métaux, son biais haussier est naturel. Son bilan, avec la réfutation des appels à l'argent à 300 dollars et à l'or à 3 500 dollars , lui a valu du crédit, mais ce même optimisme pourrait devenir un angle mort. Données solides ou non, le public doit garder en tête que le portefeuille du narrateur est aussi sur la table.

L'enseignement pratique tient dans la préparation plutôt que dans le concours de prévisions : placer des alertes sur l'or à 4 000 dollars et l'argent à 61 et 50 dollars , conserver trois à six mois de réserves d'urgence et augmenter progressivement la part des métaux. Éviter l'effet de levier quand le coût du crédit flambe et revoir la concentration sur les actions et obligations : voilà le point le plus défendable de l'animateur.

Sources

7 liens ; 1 d’entre eux sont aussi cités par 2 autres articles. Stories sharing a link do not confirm each other; a source's origin is not inferred from how often it is cited.

or · argent · fed · obligations · banques centrales · inflation

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