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En septembre, les exportations progressent de 15,4 pour cent vers 26 milliards de dollars, meilleur septembre de l'histoire, tandis que les exportations annualisées atteignent 283,7 milliards — dépassant trois mois en avance l'objectif de 282 milliards pour la fin d'année.

Record de septembre : l'objectif annuel d'exportation atteint avec trois mois d'avance

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Un septembre record proche de 26 milliards de dollars

Le tableau de septembre dévoilé à Istanbul par le ministre du Commerce Omer Bolat est frappant : les exportations de marchandises ont grimpé de 15,4 pour cent sur un an pour atteindre 25,976 milliards de dollars. Selon Takvim, il s'agit de la plus haute valeur jamais enregistrée pour un mois de septembre. S'exprimant auprès de BloombergHT, Bolat a indiqué que les exportations se portent bien à l'exception du premier trimestre, avec des records battus au cours des cinq derniers mois. Selon ses mots, septembre fut un mois extraordinaire pour les exportations.

L'accumulation sur neuf mois confirme le tableau : la croissance des exportations atteint 5,2 pour cent sur les trois premiers trimestres tandis que les exportations annualisées s'établissent à 283,7 milliards de dollars. Selon CNNTurk, le ministre du Trésor et des Finances Mehmet Simsek a annoncé ces chiffres sur son compte de réseau social. L'objectif de 282 milliards pour la fin d'année se trouve ainsi dépassé de 1,7 milliard trois mois avant l'échéance. BloombergHT rapporte que le gouvernement attend aussi un record en octobre, signe que l'offensive à l'export se poursuivra malgré deux jours ouvrés perdus lors de la semaine de la Fête de la République.

Un déficit qui se résorbe malgré la pression des importations

Aussi frappant que les exportations, le rééquilibrage côté importations. Les données de BloombergHT chiffrent les importations de septembre à 31,2 milliards de dollars, en hausse de 5,9 pour cent, tandis que le déficit commercial se contracte de 24,8 pour cent sur un an à 5,2 milliards. Selon CNNTurk, Simsek reconnaît que la flambée des prix des matières premières pousse les importations vers le haut, tout en soutenant que l'élargissement du déficit reste en deçà des scénarios redoutés au début des tensions. Le choc de coûts venu de l'extérieur est réel, autrement dit, mais le moteur des exportations tourne plus vite.

Le pendant macroéconomique de cet équilibre se lit dans le compte courant . Simsek a déclaré que le ratio du déficit au PIB devrait se maintenir à 2,6 pour cent malgré les tensions géopolitiques. Bazaar Times note que le déficit annualisé s'établissait à 38,9 milliards de dollars en juin, avec un ratio du deuxième trimestre estimé autour de 2,3 pour cent. La même source relève des taux de refinancement de la dette extérieure de 161 pour cent pour les banques et de 246 pour cent pour le secteur réel, preuve que l'accès au financement extérieur reste intact. Le déficit semble contenu, et le canal de financement ouvert.

Lire les chiffres du jour comme un bond d'une nuit manquerait l'arrière-plan. Les longues séries partagées par le ministère du Commerce montrent que les exportations combinées de biens et de services avaient déjà atteint le record de 390 milliards de dollars à l'automne 2025, avec une part turque des exportations mondiales de marchandises portée à un sommet historique de 1,07 pour cent en 2024. Bolat a confié à BloombergHT que l'agriculture vit une année fertile et que la production industrielle reste la locomotive de la croissance des exportations. Dans une économie en croissance depuis 24 trimestres consécutifs, qualifier les exportations de moteur de la croissance prolonge une tendance longue.

Une ère nouvelle pour le soutien à la conversion en devises

Derrière les records se tient une décision destinée à soulager les exportateurs. La simplification annoncée par Simsek assouplit le mécanisme de soutien à la conversion en devises et élargit le vivier des entreprises éligibles. Selon le cadre partagé par la TCMB, le dispositif a démarré début 2023 à un taux de 2 pour cent, temporairement porté à 3 pour cent en mai 2025. Une réforme d'août 2026 ouvre une ère nouvelle dès le 1er octobre : l'engagement de ne pas acheter de devises pendant un mois cède la place à un test de ratio de position en devises , les entreprises à 10 pour cent ou moins restant éligibles. La TCMB indique qu'environ 44 000 entreprises en ont bénéficié à ce jour, pour une part portée à 34 pour cent de l'ensemble des exportateurs en 2026.

Un pas de plus côté financement : le plafond de croissance des crédits aux PME passe de 4,5 à 5 pour cent. Bolat a déclaré à BloombergHT que le financement de la production et des exportations sera soutenu sans dévier de l'objectif de stabilité des prix. Ensemble, l' accès au financement et l'accent mis sur la valeur ajoutée envoient un message clair : le record n'est pas seulement célébré, il est adossé à une politique. Les données d'octobre diront si cet adossement tient.

Visualization: nodesdaily AI

Commentaire de l’IA

"Ce qui me frappe le plus, ce n'est pas le record affiché mais la résorption de l'écart derrière lui : le déficit commercial a reculé d'un quart sur un an malgré la pression des importations. La question qui me trotte dans la tête est de savoir si cet élan annonce une transformation durable ou seulement un beau moment conjoncturel."

Évaluation de l’IA

La contre-analyse la plus solide voit dans ces records un effet flatteur de calendrier et de base de comparaison. Le bond de 15,4 pour cent en septembre part d'un mois de septembre mollement orienté l'an dernier, et un seul mois reste une base fragile pour proclamer une transformation structurelle. Avec des importations contenues à 5,9 pour cent, chaque nouvelle vague sur les prix de l'énergie et des matières premières pourrait inverser l'équilibre. Le titre est fort, en somme, mais la part durable du vent qui le porte reste incertaine.

Le jeu de données comporte aussi des lacunes. Les déclarations des ministres donnent une photographie de septembre ; carnets de commandes, prix unitaires et ventilations par marché manquent à l'appel. Sans savoir quels secteurs ont vendu vers quelles régions, impossible de mesurer la qualité du record. Les exportations de services et les recettes touristiques restent en outre hors cadre ; pour juger l'ensemble du compte courant, il faudra attendre les données de la balance des paiements.

La position des sources mérite d'être notée. Les deux ministres qui annoncent les chiffres en sont aussi politiquement comptables ; l'insistance sur les records se mêle au besoin d'inspirer confiance. Cela ne rend pas les chiffres faux — des données indépendantes les confirment — mais cela oriente le cadrage : les risques se racontent à voix basse, les succès à voix haute. La note technique de la TCMB et les longues séries du ministère du Commerce comptent pour cette raison ; elles permettent d'équilibrer le récit politique par des données froides.

Le résultat pratique est le suivant : la fenêtre est ouverte pour les exportateurs, mais elle dépend de la demande extérieure et des politiques menées. L'assouplissement du soutien à la conversion en devises et l'élargissement du crédit aux PME devraient soulager les calculs de coûts, surtout pour les exportateurs petits et moyens. Pourtant, avec des prix de l'énergie et des risques géopolitiques toujours sur la table, un seul mois de données reste précoce pour prendre des positions de long terme. Les chiffres d'octobre et de novembre diront si cette histoire est un record ou un rythme.

Sources

6 liens ; aucun autre article publié ne les cite. Stories sharing a link do not confirm each other; a source's origin is not inferred from how often it is cited.

exportations · commerce extérieur · compte courant · mehmet simsek · tcmb

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