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Rétro-ingénierie de la logique JP Morgan en 7 étapes : quand la macro précède le graphique pour 1,55 M€

Raffaello Ciotta détaille un modèle macro en 7 étapes appris d'un mentor ex-JP Morgan qui sépare la direction (80% hors graphique) du timing (20% sur graphique). À travers recherche bancaire, PMI et carry, narration des banques centrales, COT et moteur de pondération, il montre la construction du biais hebdomadaire GBP/NZD d'environ 180 pips.

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Raffaello Ciotta commence par un déclic appris auprès d'un mentor ex-JP Morgan : environ 80% d'une position institutionnelle se construit hors graphique, par la macro ; le graphique ne pèse qu'environ 20% pour le timing. Si vous optimisez uniquement bougies, confluences et blocs d'ordres, l'incohérence persiste, car la direction a déjà été tranchée ailleurs.

Il ancre cette thèse dans son propre track record : gestion de capitaux pour un hedge fund, partiellement via CFD selon les règles ESMA, plus rapide pour les petites allocations. À l'écran, des comptes maîtres MetaTrader en direct affichent 33 000, 25 000 et 22 000 euros de frais de performance ; au cumul, 155 000 euros de PMF, soit avec 10% de commission l'équivalent de 1,55 million d'euros de profit généré pour les investisseurs — il n'est payé que dans le vert.

Fermer le graphique, ouvrir la recherche — départ façon banque

Première étape : lire ce que publient les banques. Ciotta montre des notes Crédit Agricole et ING — risque politique, obligations, géopolitique, réunions de banques centrales, énergie, données économiques — sans un seul graphique. En salle des marchés, on commence 6 à 12 mois analyste, parfois sans terminal Bloomberg : on apprend à lire la micro/macro avant de toucher au prix. Ces recherches sont publiques sur inscription.

Deuxième étape : passer d'une logique stochastique à déterministe. Le retail projette le passé pour deviner l'avenir ; Ciotta compare cela aux almanachs de 1793 du sud de l'Italie — si le 2 février a été pluvieux dix ans de suite, on l'attend encore cette année. Saisonnalité oui, causalité non. L'approche déterministe, comme la météo moderne, lit les causes — vent, pression, température — avant les effets ; en macro, ce sont données, discours des banques centrales, positionnement et flux.

Le palmarès annuel de Bloomberg justifie ce basculement : les stratégies les plus performantes sont majoritairement macro et event-driven. Imiter les banques semble intimidant, mais le retail garde l'agilité : CFD et futures, entrées/sorties rapides sans lourdeur de bilan. L'avantage réside dans un raisonnement institutionnel exécuté avec la vitesse du retail.

La question centrale est la juste valeur : le prix que les fondamentaux justifient. Beaucoup de définitions retail empruntées à l'auction market (value area, point of control) dérivent de la courbe des prix elle-même — circulaire, elle n'indique jamais où le prix devrait être. La définition professionnelle calcule la juste valeur hors graphique, à partir des fondamentaux ; un écart de plus d'un écart-type devient une opportunité de retour vers la moyenne.

Deux calculs et un moteur à 17 facteurs sur trois couches

Deux façons de la calculer. La première, quantitative et adaptée au long terme, s'inspire du modèle FAST FX du Crédit Agricole qui estime la juste valeur de chaque croisement à tout instant — Ciotta garde un desk similaire pour ses vues longues. La seconde, son cœur hebdomadaire, consiste à scorer 17 facteurs sur trois couches ; un score net positif signifie juste valeur au-dessus du prix et inversement, puis l'appariement fort/faible donne le couple à traiter.

Couche un : domestique / endogène, la santé interne de l'économie, poids le plus élevé. Facteur PMI (indice des directeurs d'achats) : enquête mensuelle dont le passage au-dessus de 50 signale l'expansion et qui précède étroitement le PIB. Si les directeurs anticipent une demande plus forte, ils produisent et embauchent davantage, l'emploi porte la consommation, la consommation le crédit, le crédit la masse monétaire via la réserve fractionnaire — et la banque centrale réagit. Une seule enquête porte toute la chaîne.

Second facteur : le différentiel de taux, non le taux directeur mais le coût de financement à trois mois — Sonia pour GBP, SOFR pour USD, €STR pour EUR — coût réel d'une position sur un trimestre. Son desk carry affiche l'écart le plus large sur AUD/CHF autour de 450 points de base, l'une des paires les plus en mouvement en 2026 (+9,30% depuis janvier). Logique : le capital reste où il est le mieux rémunéré. Emprunter à -0,04% en CHF, convertir en AUD à 4,46% et porter du papier court terme encaisse le spread chaque jour ; ce flux fait bouger la paire. L'enjeu est de scorer, pas de prédire.

Couche deux : globale / exogène — compétitivité entre économies et narration des banques centrales. Son terminal archive tous les communiqués, minutes et discours avec un outil de diff, mais tout est gratuit sur les sites des banques (ex : page des statements de la Fed). L'exercice est de lire la fonction de réaction, non la décision : si la dernière baisse de la Fed était cadrée sur l'emploi, l'emploi dominera l'action jusqu'à la prochaine réunion. D'où le fait qu'une même statistique trois étoiles explose parfois et pas d'autres fois — le marché suit ce qui fera bouger la banque centrale. Le complément est le sentiment de risque (jauge FGR, compteur IMD type fear-and-greed) qui évite d'avoir la bonne devise au mauvais moment.

Structurel, moteur de pondération et plafond géopolitique

Couche trois : structurelle, là où vit le rapport COT hebdomadaire du CFTC américain, gratuit, détaillant les positions longues/courtes des plus grands fonds. L'erreur classique est de le lire comme un signal — ils sont gros donc on suit. La leçon de Ciotta est de le lire comme un vote : une position est un pari forward. Si un spéculateur achète l'or, c'est qu'il l'attend en hausse après recherche ; en observant vous captez cette recherche. Le COT montre l'intention, pas le timing ; il renvoie à une playlist de six vidéos et une feuille qui rend les données brutes lisibles, mais cela reste un seul des 17 facteurs.

Le moteur compte plus que la check-list. Les trois couches ne pèsent pas fixe ; chaque semaine le moteur les repondère selon ce à quoi le marché réagit vraiment. En semaine de re-pricing géopolitique, sentiment et positionnement portent davantage. Ciotta visualise les fondamentaux comme une poussée et la géopolitique comme un plafond : si le plafond bloque une poussée haussière puis se lève avant que l'impulsion ne s'éteigne, le prix fuse — expression retardée, pas échec. Si le plafond dure des mois pendant que les fondamentaux hebdomadaires tournent, l'impulsion initiale s'estompe et le prix peut inverser ; ce n'est pas l'échec des fondamentaux mais une recherche incomplète sans plafond.

C'est pourquoi le moteur teste chaque jour si le marché se comporte rationnellement via l'indice FGR. Quand la jauge est trop haute, il reste à l'écart — avoir raison sur les données tout en combattant un plafond fait encore perdre. D'où son plaidoyer contre l'automatisation totale du plafond : le risque géopolitique ne se compresse pas en un nombre propre. Si les modèles quant couvraient tous les régimes, les banques ne paieraient pas des traders humains à six ou sept chiffres sur les desks.

La routine hebdomadaire fait atterrir le biais sur le graphique, mais seulement pour les derniers 20%. Le week-end, scoring des trois couches, pondération et le couple émerge comme résidu — le plus fort contre le plus faible. Cette semaine, livre sterling contre dollar néo-zélandais, donc GBP/NZD. Dans le desk, différentiel, positioning des fonds à effet de levier et flux retail sept brokers convergent ; le retail est en moyenne -40% short sur GBP/NZD, confirmation contrariante puisque la majorité du retail perd. Entrée sur 2 heures pour environ 180 pips en 15 minutes, puis une à deux heures par jour suffisent car 80% du travail était hors graphique. Un outil de dérive du score suit chaque facteur semaine après semaine et montre GBP/NZD basculant de -12 à haussier — la dynamique du score compte autant que l'instantané.

Septième étape, la différence entre un bon mois et une carrière : le journal comme collecteur de données, pas d'humeur. Pas ce que vous avez ressenti, mais des statistiques : jour le plus perdant (pour lui, lundi), excursion adverse maximale sur gains, durée moyenne de détention, série moyenne de gains. Ses lundis affichaient un taux de réussite nettement plus faible et il a corrigé la routine. De là vient un modèle d'échelle appelé ARR : beta est la série moyenne de gains, on augmente la taille à chaque gain jusqu'à beta puis on réinitialise à la taille de base en anticipant le retour à la moyenne. La formule floutée dans la vidéo illustre cette logique sur un compte réel vérifiable ; l'objectif n'est pas un call brillant isolé mais une courbe de capital vendable sans pics de perte — les desks risque des banques existent précisément pour cela, un fixe 1% par trade n'est pas un standard pro.

Visualization: nodesdaily AI

Moments clés

  1. Règle 80/20 : la direction avant le graphiqueLa majeure partie de la position se construit hors graphique, par la macro.
  2. Analogie de l'almanach — stochastique vs déterministeProjeter le passé versus lire les causes avant les effets.
  3. Juste valeur et piège circulaire du prixLa vraie juste valeur se calcule depuis les fondamentaux, pas depuis le prix.
  4. Desk carry — AUD/CHF 450 pbLe capital reste où il est le mieux rémunéré ; les flux font bouger la paire.
  5. COT comme vote, non comme signalLe positionnement montre l'intention, pas le timing.
  6. Métaphore du plafond et filtre FGRAvec un plafond actif, même de bonnes données peuvent ne pas pousser le prix.

Commentaire de l’IA

"Ce que je retiens : cesser de sacraliser le graphique et construire la direction à partir des fondamentaux. La force est la discipline, le frein est la charge — 4 à 5 heures par semaine et beaucoup de lecture — dissuasif pour qui cherche une formule express, instructif pour qui veut penser comme un desk."

Évaluation de l’IA

Pour défendre l'autre camp à son meilleur niveau : scorer la macro n'est pas moins subjectif que lire un graphique. Repondérer chaque semaine les trois couches, rester à l'écart quand le FGR est haut et arbitrer quand deux couches se contredisent relève du jugement humain. Ses défenseurs y voient une qualité — les marchés sont contextuels, les poids fixes échouent — mais cette même subjectivité ouvre la porte à l'habillage narratif plutôt qu'au backtest discipliné. L'anecdote Michael Burry compte : avoir raison deux ans trop tôt a tout de même produit un drawdown profond, donc la direction sans timing peut détruire du capital.

Deuxième limite : coût et vérifiabilité. La chaîne élégante du PMI à la masse monétaire brille en slide mais, en pratique, surprises et révisions périment vite les scores. Lire le COT comme un vote est séduisant, mais l'idée que vous héritez d'une bonne recherche oublie que les grands fonds se trompent aussi. La structure master-account via CFD s'inscrit dans les règles d'intervention produit de l'ESMA et ne convient pas à tous ; les 155 000 euros de frais impliquant 1,55 M€ de profit n'est qu'une fenêtre sans base de capital ni historique de drawdown, donc courbe non vérifiable de l'extérieur.

Que peut-on vérifier ? La famille FAST FX du Crédit Agricole, l'archive COT hebdomadaire gratuite du CFTC et le site des statements de la Fed sont vérifiables ; le seuil 50 du PMI et la transmission emploi-consommation-crédit sont des classiques. Le maillon faible reste le jugement du plafond et le moteur de pondération lui-même — volontairement gardé privé dans le programme. Vous pouvez reconstruire l'échafaudage chez vous, mais l'exploiter sans les règles de pondération et d'override, c'est copier le squelette sans les muscles.

Mon enseignement pratique est sélectif : si vous voulez construire la direction avant le graphique et consacrer une demi-journée par semaine à lire, ce cadre a de la valeur — apprendre quelles semaines ne pas trader est déjà de l'alpha. Si vous cherchez des signaux rapides, une automatisation totale ou opérez avec un capital serré où le CFD est inadapté, c'est lourd et coûteux ; un système plus simple à règles et un journal rigoureux constituent un point de départ plus réaliste que ces sept étapes.

Sources

8 liens ; 1 d’entre eux sont aussi cités par 1 autre article. Stories sharing a link do not confirm each other; a source's origin is not inferred from how often it is cited.

jp morgan · trading macro · juste valeur · carry trade · rapport cot · pmi · bourse

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