Ce Vergecast est un échange rare où les deux rédacteurs seniors sont à la fois animateurs et invités, Allison Johnson s'occupant de l'iPhone 18 Pro et V Song de la Watch Series 12 et de l'Ultra 4. L'émission s'ouvre avec Josh Kahas et 90 Seconds on The Verge, un passage rapide sur les lunettes Specs de Snap à 2 200 $ et les derniers débats sur la sécurité de l'IA, avant que la conversation ne se concentre sur les téléphones et les montres pour le reste de l'heure. De l'extérieur, tout semble familier, mais Apple a glissé à l'intérieur sa première ouverture mobile depuis des années et un moteur de capteurs entièrement repensé au poignet. Les animateurs posent le cadre honnêtement dès le départ : mieux que l'an dernier, mais pas autant que le keynote le laissait entendre.
Même coque, nouvelle mécanique à l'intérieur
L'iPhone 18 Pro et le Pro Max pourraient être les jumeaux du 17 Pro au premier regard ; dimensions, poids et châssis en aluminium sont repris si fidèlement que les anciennes coques conviennent toujours. Quatre finitions sont proposées : noir, argent, un bleu glacier pâle et le bordeaux qui domine la conversation. À l'intérieur, on trouve une puce A20 Pro avec une conception thermique révisée qui maintient les performances de pointe plus longtemps, plus une batterie légèrement plus grande. Apple annonce 36 heures de lecture vidéo pour le petit Pro contre 33 heures auparavant, et 45 heures pour le Pro Max contre 39 heures. Les prix augmentent de 100 $ sur toute la gamme, à partir de 1 199 $ pour le Pro et 1 299 $ pour le Pro Max en 256 Go, jusqu'à plus de 2 400 $ pour la version 2 To. L'îlot dynamique est aussi légèrement plus petit et peut désormais afficher trois activités en direct côte à côte, un petit gain pour les voyageurs jonglant entre un vol, une course et un match.
Le changement matériel majeur se cache dans la caméra principale, où une ouverture variable à six lamelles arrive enfin. Les lamelles sont découpées au laser et aussi fines qu'un cheveu, un détail qu'Apple a mis en avant sur scène. Là où les iPhone précédents étaient bloqués à f/1.8, le nouveau module offre quatre diaphragmes sélectionnables à f/1.48, f/1.8, f/2.8 et f/4, avec le mode auto par défaut. En pratique, le téléphone choisit l'ouverture pour vous : il s'ouvre à f/1.48 en basse lumière pour capter plus de photons, reste à f/1.8 en bonne lumière la plupart du temps, et se ferme à f/4 pour un portrait de groupe avec une seconde rangée ou pour un document en gros plan où la profondeur supplémentaire aide à garder tout lisible.
Ouverture variable : grande idée, petite différence ?
Sur le terrain, la différence est subtile, et Allison en parle franchement après l'avoir testée à Cupertino. Les capteurs des smartphones sont minuscules, si bien que même le réglage le plus lumineux f/1.48 équivaut à environ f/5 en plein format en termes de profondeur ; la plupart des scènes ont déjà beaucoup d'éléments nets, donc fermer le diaphragme ne transforme pas l'image comme sur un grand appareil. Deux fenêtres étroites en profitent : une personne se tenant à quelques mètres derrière un groupe est légèrement plus nette à f/4, et un menu ou une feuille de texte en gros plan est plus régulièrement net sur l'ensemble de l'image. En basse lumière, l'ouverture maximale plus large aide le mode nuit à finir plus vite, parfois en deux secondes au lieu de quatre, ce qui peut signifier moins de bruit et une meilleure chance de figer le mouvement.
Mises côte à côte, même des comparaisons attentives entre f/1.8 et f/1.48 ou f/4 paraissent souvent presque identiques, sauf dans ces cas limites. Allison note qu'à la démonstration pratique, elle a eu du mal à distinguer les variantes sans zoomer sur les pixels, ce qui rejoint le verdict du test : c'est un mécanisme objectivement élégant dont le bénéfice quotidien est marginal. L'avantage, c'est que vous n'avez pas besoin de comprendre les ouvertures ; l'auto fait un travail raisonnable et vous pouvez ignorer complètement le réglage. La contrepartie, c'est la complexité mécanique : un nouvel ensemble mobile derrière du verre scellé soulève une question de fiabilité à long terme qui ne trouvera de réponse qu'après des années dans les poches et aux poignets.
Le logiciel rattrape enfin le matériel dans l'appareil photo natif. En plus du contrôle de l'ouverture, Apple expose désormais la vitesse d'obturation manuelle, la balance des blancs et la mise au point avec focus peaking, en plus de la compensation d'exposition existante ; il n'y a toujours pas de molette ISO directe, mais c'est suffisant pour photographier de façon plus manuelle que jamais sans application tierce. Ces réglages se trouvent dans la nouvelle barre supérieure d'iOS 27, personnalisable pour le flash, le mode nuit et autres interrupteurs, et à première vue ils ne sont disponibles que sur le duo 18 Pro. L'implémentation est minuscule ; les icônes sont petites et encombrées, plus confortables sur le Pro Max, et ceux qui vivent déjà dans Halide ou une application similaire ne se sentiront peut-être pas obligés de changer. Reste que les intégrer dans l'application par défaut normalise le contrôle créatif pour un public plus large.
Vidéo, authenticité et finitions en basse lumière
La vidéo reçoit deux améliorations concrètes. Le suivi de mise au point assisté par IA s'accroche désormais à un sujet et le récupère s'il quitte brièvement le cadre, même s'il a tendance à l'oublier après quelques secondes d'absence. Vous pouvez aussi convertir après coup des séquences de la caméra principale en Cinematic, un peu comme transformer plus tard une photo en mode portrait, et les fichiers ne sont pas sensiblement plus gros que les clips standard du 17 Pro. Sur le front de l'authenticité, Apple introduit Reference Image, une nouvelle signature chiffrée ajoutée par le capteur principal redessiné qui peut ensuite prouver qu'une photo provient de cet appareil, complétée par le marquage des retouches IA avec la norme SynthID de Google. Le dispositif est maladroit aujourd'hui et limité à la caméra principale des modèles Pro, mais l'architecture est robuste et laisse de la marge pour évoluer, tandis que le demi-diaphragme de luminosité supplémentaire aide discrètement les prises de vue de nuit sans tambour ni trompette.
Siri est-il enfin intelligent ?
Le changement logiciel le plus visible est le nouveau Siri d'iOS 27, qui peut enfin indexer les messages, les e-mails et le calendrier dans tout le système. L'indexation initiale peut prendre des jours si vous avez des années d'historique, un point que les deux animateurs signalent depuis la période bêta, mais une fois terminée, elle change le calcul avant de poser une question. Allison décrit le fait de commencer à se tourner vers Siri avant une recherche web pour de petites tâches et de constater qu'il s'exécute désormais sans surveillance, créant une petite boucle d'habitude. C'est en voiture qu'il brille le plus ; V Song raconte un partenaire qui a fait réacheminer son trajet dans le trafic new-yorkais en demandant à Siri de naviguer vers une adresse qu'on venait de lui envoyer par texto, sans toucher l'écran. Des aspérités subsistent : des invites fantômes pour envoyer de l'Apple Cash quand de l'argent est simplement mentionné, et des suggestions de Genmoji trop zélées pour des plaisanteries lancées que le modèle refuse ensuite de générer. Les Raccourcis semblent plus immédiatement utiles, avec un balayage nocturne qui supprime les captures d'écran égarées, exemple partagé par un auditeur.
Ce mélange de promesse et d'empressement excessif encadre l'avis des animateurs sur Siri AI. Après des années à reléguer l'assistant aux minuteurs, les deux testeurs disent qu'ils lui font désormais confiance pour certaines tâches et s'attendent à ce que cette confiance grandisse si la fiabilité se maintient. Le système ne cherche plus à être un chatbot généraliste pour tout ; c'est un assistant contextuel capable d'agir dans les applications avec permission, et ses meilleures démonstrations sont banales plutôt que magiques. Le conseil aux auditeurs est pragmatique : essayez-le pour la recherche répétitive ou la tâche mains libres que vous feriez autrement manuellement, et voyez où il gagne sa place et où il doit encore être corrigé.
Qui devrait faire la mise à niveau : un iPhone attentiste
Le prix et le bénéfice poussent le verdict sur l'iPhone vers la patience. À 100 $ de plus, avec des gains qui vivent dans les marges, le 18 Pro n'est pas un achat incontournable pour qui vient d'un 17 Pro, surtout quand un 17 Pro reconditionné offre une meilleure valeur sur le même design. Le conseil du test est d'envisager une mise à niveau si vous êtes à plus de trois ans d'écart, si la réserve en basse lumière supplémentaire vous importe, ou si vous voulez vraiment des contrôles manuels dans l'application native. Pour tous les autres, le téléphone est excellent et itératif, ce type de technologie personnelle qui aide discrètement en arrière-plan sans vous demander d'apprendre ce qu'est une ouverture. Si le bordeaux seul vous tente, plaisantent les animateurs, peut-être devriez-vous vivre encore un peu avec ce sentiment.
Le laboratoire au poignet : le nouveau cœur de la Series 12 et de l'Ultra 4
Les montres gardent le même look au poignet ; la nouveauté est en dessous, où le réseau de capteurs a été repensé. La Series 12 introduit une électrode à 32 pétales et un groupe recentré de photodiodes et de LED plus efficace et qui laisse moins fuir la lumière, ce que V Song remarque comme un moins grand halo vert fuyant sur le côté la nuit par rapport à un anneau Oura. La mesure phare est la fréquence d'échantillonnage : la fréquence cardiaque désormais une fois toutes les cinq secondes, soit une augmentation de 60 fois par rapport à toutes les quelques minutes, avec une variabilité de la fréquence cardiaque échantillonnée jusqu'à 24 fois plus souvent. Cette densité alimente une nouvelle métrique de récupération HRV capturée pendant le sommeil, présentée comme un meilleur indicateur du stress quotidien que la HRV à plus longue base déjà proposée par la montre. Une nouvelle puce S11 avec un Secure Enclave séparé sous-tend à la fois la détection et les fonctions d'intelligence à venir.
Les matériaux et l'autonomie complètent le volet matériel. L'or radiant est présenté comme l'or le plus doré à ce jour, le bronze foncé ressemble en vrai à un chocolat brillant, et la céramique revient en bleu foncé et blanc avec du poids et une résistance aux rayures en prime. La S11 prend en charge la charge de travail d'intelligence vedette tout en gardant la détection santé efficace. L'autonomie est là où l'Ultra se détache : l'Ultra 4 est désormais annoncée à 50 heures contre 42 heures, avec un mode d'entraînement prolongé pour la dernière étape d'un triathlon et une charge plus rapide pouvant atteindre 80 % en environ 45 minutes. La Series 12 reste à l'estimation familière de 24 heures, mais V Song note des recharges plus rapides en test, passant de 20 à 64 % en 20 minutes, ce qui rend le port nocturne pour le suivi du sommeil bien plus facile à maintenir avec de brèves charges en journée.
L'interprétation santé est là où Apple tente de combler l'écart avec Garmin, Oura et Whoop. Une nouvelle application Readiness condense les signes vitaux nocturnes, la durée du sommeil, l'oxygène sanguin et la HRV de récupération en un score de 1 à 10 qui évolue au fil de la journée à mesure que de nouvelles données arrivent. Contrairement à un chiffre matinal statique qui peut ressembler à un verdict, la version d'Apple peut monter après une sieste en fin de matinée ou baisser après un après-midi stressant, avec des libellés comme Récupération, Modérez-vous, Prêt et Foncez. V Song y voit une valeur claire pour les personnes en blocs d'entraînement intensif qui ont besoin d'un coup de pouce, tout en notant que beaucoup d'utilisateurs savent déjà comment ils se sentent et devraient traiter le score comme un conseiller permissif plutôt qu'un ordre. Une seconde fonction de longévité appelée Health Age, qui comparerait l'âge physiologique à l'âge chronologique dans l'onglet longévité d'une application Santé redessinée, n'est pas encore disponible et ne nécessitera pas une nouvelle montre ; V est ouvertement sceptique face à la gamification de l'âge en un seul chiffre et exhorte les utilisateurs à la traiter comme un tableau de bord de style de vie plutôt qu'un diagnostic médical.
Un poignet toujours à l'écoute : le débat sur l'intelligence audio
Les ajouts les plus débattus sont Audio Intelligence, un ensemble de quatre fonctions qui partagent un nom et une architecture de confidentialité. Deux n'étaient pas disponibles au lancement et n'ont pas pu être testées : Live Rewind et Siri Recap. Live Rewind s'active manuellement d'un double appui sur la couronne et rembobine 15 secondes, affichant un petit enregistrement textuel au poignet qui disparaît quand l'écran s'éteint, sauf si vous l'enregistrez explicitement dans l'application Siri sur le téléphone. Siri Recap est différent : il n'enregistre pas en continu mais il écoute en continu les conversations, avec des limites définies par l'utilisateur comme uniquement au travail ou jamais la nuit, puis produit des notes de synthèse de haut niveau sans attribution de locuteur. Apple a publié un livre blanc de confidentialité exceptionnellement détaillé soulignant que l'audio brut est envoyé au Secure Enclave, traité sur l'appareil, puis immédiatement supprimé, sans noms attachés dans le récapitulatif.
Les deux autres fonctions audio sont moins controversées et étaient partiellement testables. L'une est la détection musicale améliorée qui reconnaît automatiquement la musique ambiante et la fait remonter dans la pile intelligente via la base de données Shazam ; elle doit être activée dans les réglages et transforme les chansons en correspondances de signaux plutôt qu'en enregistrements. L'autre est la reconnaissance des sons comme aide à l'accessibilité, activée via les réglages d'accessibilité de l'iPhone, qui peut vous alerter qu'une sonnette a retenti même si vous êtes sourd ou malentendant, et qui est réglée pour ne pas être déclenchée par une sonnette à la télévision. Toutes les fonctions audio sont facultatives et désactivées par défaut, ce qui façonne le conseil d'achat. V Song suggère que les Series 9 et ultérieures peuvent attendre confortablement, que les Series 6 et antérieures ou les propriétaires d'Ultra d'origine ont un dossier de mise à niveau raisonnable, que les propriétaires d'Ultra 2 et 3 devraient patienter, et que toute personne mal à l'aise avec l'écoute peut simplement ne jamais l'activer ou acheter un modèle de l'année précédente dans un matériau premium pour un choix plus durable et moins épineux.
Commentaire de l’IA
"« À mon avis, la valeur de l'épisode réside dans la dédramatisation : Apple insère encore une fois un ingénierie petite mais précise dans des coques familières, et le Vergecast évalue honnêtement ce que l'on ressent réellement au quotidien — des gains utiles pour l'ouverture et le poignet, mais pas de révolution. »"
Évaluation de l’IA
La force réside dans un calibrage honnête : l'épisode admire l'ouverture découpée au laser sans survendre son impact quotidien et associe le matériel de la montre au logiciel de notation. Montrer l'écart entre l'élégance mécanique et le gain photographique marginal maintient les attentes à leur juste niveau.
La limite tient à son angle de fenêtre de lancement : la hausse de prix de 100 $ est adoucie par les calculs des opérateurs, le risque de poussière et de panne à long terme de l'ouverture mobile n'est pas prouvé, et les affirmations sur les capteurs reposent largement sur le livre blanc d'Apple lui-même. Sans vérification en laboratoire indépendante, la signification clinique d'un échantillonnage 60 fois supérieur reste interprétative.
Sur les incitations et la vérifiabilité, le récit est mono-fournisseur et à court terme ; les tests contrôlés de The Verge à Cupertino ne reproduisent pas pleinement la lumière chaotique et les foules du monde réel. Les heures d'autonomie et les secondes du mode nuit sont des affirmations du fabricant plus une semaine d'impressions ; la capacité après un an et la variation saisonnière sont inconnues. Les lecteurs devraient suivre les démonstrations en magasin et les retours utilisateurs à plus long terme avant d'extrapoler.
En pratique, soyez sélectif : sur iPhone, ne courez pas après le 18 Pro depuis un 17 Pro sauf si l'état de la batterie ou le stockage vous y obligent ; sur Watch, utilisez le score de forme comme conseiller diurne sans passer outre ce que vous ressentez, et si vous essayez Audio Intelligence, faites-le en sachant qu'il est désactivé par défaut et sensible aux limites — ou restez confortablement sur une Series 10 ou 11.
Sources
6 liens ; aucun autre article publié ne les cite. Stories sharing a link do not confirm each other; a source's origin is not inferred from how often it is cited.
- @youtube https://www.youtube.com/watch?v=s6I_DC_ARnI
- @theverge https://www.theverge.com/tech/995945/iphone-18-pro-max-review-camera-aperture
- @theverge https://www.theverge.com/tech/986400/apple-iphone-18-pro-max-hands-on-impressions-september-2026-event
- @theverge https://www.theverge.com/tech/996715/apple-watch-series-12-review-wearables-smartwatch
- @theverge https://www.theverge.com/tech/992568/apple-watch-hands-on-series-12-ultra-4
- @theverge https://www.theverge.com/podcast/994016/iphone-duo-vergecast-apple-watch-mac-llms
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